La Feldkommandantur

 

L'administration d'Occupation est représentée, à l'échelle du département, par la Feldkommandantur, qui est basée à Tours et qui dépend du gouverneur militaire allemand en France.

Tampon de la Feldkommandantur 584

La Feldkommandantur 528 de Tours occupe le Palais de justice. Plus tard, le numéro devient le 588. L'état-major allemand prend possession de l'hôtel de l'Univers. Les Allemands occupent principalement la rue Nationale, la rue Émile Zola et la place Jean Jaurès.

La Gestapo

 

La Gestapo (police politique du troisième Reich) mène la vie dure aux opposants et aux résistants. Les dirigeants de cette Gestapo sont Klara Knecht, simple secrétaire, puis maitresse de Bruckle et tortionnaire, alsacienne, et Georg Brückle, chef de la Gestapo allemande.

 

La Gestapo occupe le 17, rue Georges Sand et le 10 août 1944, ils quittent les lieux. (archives sauvées par Jean Meunier, futur maire de Tours)

Dirigeants de la Feldkommandantur

Gendarmerie et armée allemandes

 

 

A Tours, le tribunal de l'armée de terre allemande siège tout d'abord au 118,boulevard Béranger, aujourd'hui l'université François Rabelais.

Avec l'armée allemande, la gendarmerie militaire allemande s'installe en Indre et Loire.   Ses membres sont facilement reconnaissables à une plaque retenue par une chaîne. Trois unités se fixent dans la partie occupée du département :

       - la 528 installée 14,rue Gambetta, à Tours,

       - la 506 installée à l'hôtel de la Boule d'or, sur le quai Jeanne d'Arc à Chinon et commandée par le lieutenant Kahn. Cette gendarmerie de campagne a pour mission de contrôler les militaires allemands, de faire appliquer les nombreux ordres de l'armée occupante, de faire respecter les règles de circulation et l'état des véhicules.

Les Feldgendarmes interviennent aussi pour tout accident de la circulation.

Feldgendarmes

LES DIRIGEANTS DE LA ZONE OCCUPEE

Préfets, maires et partis de collaboration

 

L'Indre et Loire est l'un des 13 départements traversés par la ligne de démarcation. Pendant l'Occupation, le pouvoir des préfets est renforcé. Ils sont les principaux interlocuteurs des autorités d'Occupation.

 

Le 16 novembre 1940, une loi attribue au gouvernement la nomination des maires des villes de plus de 5000 habitants pour écarter tous ceux qui sont contre la Révolution nationale. Ferdinand Morin, maire de Tours, est intervenu auprès des Allemands pour éviter un autre bombardement de Tours, le 20 juin 1940.

 

Le principal parti de la collaboration en Touraine, le Rassemblement National Populaire, dirigé par Marcel Déat, voit l'effectif de ses militants (environ 400 personnes) diminuer considérablement pendant l'été 1941.

 

Il doit faire face à la concurrence : le groupe Collaboration, le Parti Franciste et le Parti Populaire Français. Maurice H. est arrêté le 28 Octobre 1944 pour son appartenance au Rassemblement National Populaire, il vante les institutions et les beautés du nazisme.

 

Beaucoup de procès qui se déroulent devant la Cour de Justice concernent les dénonciations, qui entrainent la déportation et la mort de résistants. Les dénonciateurs sont souvent des membres de partis de collaboration ou des agents recrutés par le service de renseignement allemand.

La population est très motivée par le problème des prisonniers de guerre. Certains viennent demander une libération, d'autres sollicitent une permission pour un de leurs proches détenus.

Beaucoup de Français dépendent des Allemands pour obtenir des autorisations diverses, notamment pour les laissez-passer permettant de circuler la nuit.